Atlas de la biodiversité communale
Les oiseaux


Les hirondelles

Traditionnellement, nous associons l’arrivée des hirondelles à celle des beaux jours mais lorsqu’on les voit revenir fin avril sur leur lieu de nidification, elles sont déjà dans notre région depuis plusieurs semaines. En effet, quand elles arrivent, c’est au-dessus des marais qu’on peut d’abord les observer ; c’est là qu’elles trouveront dès le mois de mars suffisamment d’insectes pour reprendre des forces après leur migration depuis l’Afrique.

Hirondelles et martinets
Les hirondelles partagent avec les martinets une morphologie adaptée à la chasse aérienne : un corps fuselé, des ailes longues, des pattes très petites et un bec court pouvant s’ouvrir très largement pour gober les insectes en vol. Le martinet noir, le seul présent chez nous, est cependant nettement plus grand, possède de longues ailes en faux et est entièrement sombre alors que les hirondelles ont toutes le ventre clair. En vol, les ailes sont très raides et le martinet ne fréquente guère que les zones où l’habitat est relativement dense, villes, bourgs ou gros hameaux.

Comment distinguer les trois espèces d’hirondelles que l’on trouve en Bretagne ?

Comment distinguer les hirondelles ?


L’hirondelle rustique

L’hirondelle rustique est également appelée hirondelle de cheminée car elle pouvait installer son nid dans un coin des très grandes cheminées qu’on trouvait autrefois dans certaines régions d’Europe. Actuellement, les nids sont installés surtout dans des granges, des étables ou de vieux bâtiments possédant une ouverture permanente. C’est donc essentiellement une hirondelle de la campagne.

Hirondelle rustique • crédit photo : André Fouquet
Après la reproduction, les hirondelles rustiques se rassemblent en soirée et vont dormir dans les roselières de la baie d’Audierne. Elles nous quitteront vers la fin septembre mais depuis quelques années, certains individus passent tout l’hiver chez nous, signe probable du changement climatique en cours.

Autrefois très abondante, cette hirondelle est en déclin marqué… À cela deux explications : d’une part, l’utilisation croissante de pesticides depuis une quarantaine d’années les prive de ressources alimentaires et d’autre part, la modernisation des bâtiments d’élevage offre moins de sites propices à l’installation des nids.


L’hirondelle de fenêtre
Hirondelle de fenêtre • crédit photo : André Fouquet
Bien plus citadine, l’hirondelle de fenêtre se reconnaît de loin à son croupion d’un blanc pur. Très sociable, elle s’installe volontiers en petites colonies où les nids peuvent se toucher, ce qui n’empêche pas le mâle de défendre son tout petit territoire contre les voisins. Le nid, maçonné avec de la terre humide et de petits graviers, est collé sur un mur vertical, juste en-dessous d’un surplomb, toit ou balcon.

Les oiseaux sont fidèles à leur site de reproduction et d’une année sur l’autre, les nids sont réparés et réoccupés. Malheureusement, on constate parfois que ces nids sont détruits en hiver par les propriétaires, sans doute pour éviter les salissures au sol. Cet inconvénient peut facilement être évité en plaçant une planchette de bois juste sous les nids.


L’hirondelle de rivage

Contrairement aux deux espèces précédentes qui dépendent fortement de l’homme pour nicher, c’est le plus souvent en milieu naturel que les hirondelles de rivage installent leur colonie. Celle-ci peut comporter plusieurs dizaines de trous creusés dans des parois verticales de sable ou d’argile. Le nid est construit dans une petite chambre au bout de ces tunnels de 60 à 70 cm de profondeur. Par ici, on trouvera donc l’hirondelle de rivage sur les dunes et les falaises littorales.

Hirondelle de rivage • crédit photo : André Fouquet
Chez cet oiseau très grégaire, tout se fait en groupe : se déplacer, chasser les insectes, creuser les tunnels pour les nids ou dormir dans les roselières en fin de saison.

Les colonies se déplacent souvent car les sites favorables sont régulièrement détruits ou recréés en fonction de l’érosion littorale.

Si l’hirondelle de rivage est la première à arriver chez nous, dès la mi-mars, c’est également la première à entamer sa migration de retour dès les premiers jours du mois d’août.

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